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A bientôt avec nos chers animaux.

lundi 20 novembre 2017

Sauvetage

L'Inde est un pays où la population humaine (1milliard 300 millions) doit co-habiter avec une population animale sauvage diverse et encore nombreuse. 

Signalons les 2.700 tigres, les 12.000 léopards d'Asie, les 50.000 ours, les 700 lions d'Asie. Pour les autres félins, on pourrait signaler encore les panthères des neiges, les panthères nébuleuses, etc... L'Inde possède également des milliers de chiens sauvages, de loups, de hyènes, d'éléphants, 3.000 rhinocéros, des milliers de buffles et de bisons indiens, des centaines de milliers de cervidés, etc...
Finalement, ce pays est un énorme réservoir de biodiversité. Quand on parle de l'Inde en occident, l'on pense au Taj Mahal, moins à la faune. Pourtant la magie est plutôt dans les forêts.

Il y a aucun pays au monde
 où une telle population humaine et animale sauvage cohabite réellement.

Malgré toutes les critiques que l'on peut adresser à la gestion de la faune dans ce pays, il faut bien reconnaitre que les indiens sont souvent admirables dans leurs rapports avec les animaux. 

Voici une présentation d'une des nombreuses opérations de sauvetage concernant un léopard.

Le 19 juillet 2012, vers 8 heures du matin, Anand Bora reçoit un appel téléphonique disant qu'un léopard était tombé dans le puits d'un village tribal voisin.

A l'arrivée des agents forestiers, les villageois leur ont dit que le léopard était là depuis longtemps. 

Photo © Anand Bora

Le sauvetage a duré trois heures et demie pour sauver l'animal fatigué et terrifié par la noyade. 

Photo © Anand Bora

Les villageois n'ont pas demandé que l'animal soit tranquillisé...

Respect, et merci.


samedi 18 novembre 2017

Famille et vie sociale chez les tigres

Tadoba - Wagdoh, Madhuri et leurs petits - 12/04/2016
Photo © Pierre Chéron

Beaucoup reste à apprendre sur la vie sociale des tigres ! 
La réputation des tigres est celle d'animaux solitaires et territoriaux qui ne se côtoient que pour s’accoupler ou se défier dans des luttes de dominance fratricides.
En revanche, certains comportements témoignant d’une vie sociale, en réalité bien plus riche et complexe, ont été longtemps marginalisés…avec la démocratisation de l’accès aux réserves de tigres en Inde et la multiplication des observations affichées sur les réseaux sociaux (qui pose par ailleurs d’autres problèmes…nous en reparlerons dans une prochaine publication), ces comportements que l’on croyait exceptionnels sont de plus en plus rapportés.

Ainsi, c’est d’abord la participation active des pères à l’éducation des petits qui est désormais bien établie sur la base d’exemples documentés … oui chez les tigres comme chez les hommes, on rencontre les extrêmes, du papa « poule » au père « infanticide » !
Les cas de pères attentionnés s’occupant de leur progéniture ne sont pas rares et ont été notamment constatés dans les Tiger Réserves de Bandhavgarh, Tadoba Andhari ou encore Ranthambore. Il peut d’ailleurs s’agir de pères très expérimentés (Wagdoh à TATR) ou de novices pour lesquels il s’agit des premiers descendants (Singhsth à RTR et X-Male à Bandhavgarh). 
Tadoba Andhra Tiger Reserve –2016 – 
Wagdoh  sa progéniture @ Crédit photographique Praveen Siddannavar

Il est intéressant de constater que dans le cas de Singhsth, les jeunes tigres mâles pré-adulte sont tolérés par le père qui ne les considère pas encore comme une menace sur son territoire. 

Ranthambore Tiger Reserve –été 2017 –
Singhsth (T57) et Junior Indu (T60) en compagnie de leurs trois jeunes tigres

@ Crédit photographique auteur inconnu
Plus étonnant le cas du célèbre tigre Zalim(T25) à Ranthambore qui, il y a quelques années, s’est carrément substitué aux mères mortes prématurément, pour élever les petits et ce à deux reprises (deux tigresses, Bina I et Bina II transférées ensuite dans le parc de Sariska, puis peu de temps après, trois petits tigres – T73 Shy Kachida, T74 Teddy Bear et T75 W-Male - issus d’une portée de la célèbre tigresse Sundari)

jeudi 16 novembre 2017

lundi 13 novembre 2017

Bataclan


Aujourd'hui plus que d'habitude, je pense à cette jeunesse balayée ce triste soir de 2015. 

Souvenir douloureux. Volez les anges.

dimanche 12 novembre 2017

Le choix est difficile


L'un des problèmes lors de la réalisation d'un livre est le choix des photos.  

Je m'explique pour ma passion, les tigres.

Pour traiter en profondeur un sujet, c'est à dire faire un vrai travail de photographe (et aussi un travail d'informations), il est nécessaire de réunir un nombre très important de photographies. 

Avoir des individus différents, à des âges divers, multiplier les endroits, les saisons, les horaires. Bien sûr rechercher des scènes rares, chasses, accouplements, petits, familles, combats. Plus on multiplie les critères et plus le but à atteindre est difficile. Mais c'est le lot de l'exigence afin de ne pas tomber dans la facilité. Avoir des photos de tigres est relativement aisé à l'heure actuelle, mais quel intérêt y a-t-il à mettre dans un livre une centaine de photos de mêmes individus dans des attitudes "peu actives". Ajoutons à cela, si l'on veut encore corser le travail, les recherches scientifiques pour créer un arbre généalogique, ou bien des cartes de migrations, etc...

Tout cela nécessite un important travail dont la plupart se déroule sur le terrain. Beaucoup de temps, c'est une des clefs pour obtenir un résultat de qualité.
Souvent les gens sont étonnés par les photos présentées dans le livre. Parfois ils sont allés en safari et n'ont rien vu. Du temps, il faut beaucoup de temps.

Que chacun réalise la complexité de cette démarche qui ne peut être fait que par passion, car non rémunérateur et même largement déficitaire et hasardeux d'un point de vue économique. A l'heure des achats de NOEL, chacun pourra contribuer à ce que la passion et le partage puissent continuer.

Ranthambore - © photo Pierre Chéron

En finalité, "qui peut le plus, peut le moins", mais avec ce grand nombre de photographies, le choix est "douloureux". Pourquoi choisir cette photo et rejeter cette autre tout aussi qualitative ? C'est le dilemme du photographe.

Il y a un autre élément à aborder, oublié dans de nombreux livres de photos. 

Un livre, comme un film, doit être scénarisé. Raconter une (des) histoire(s), créer une trame dans le choix des images afin qu'en feuilletant les pages, le lecteur se sente guidé dans un univers. Un texte en accord doit compléter efficacement la narration visuelle. Ceci explique pourquoi, parfois, une image "meilleure" ou rare n'est pas sélectionnée, car ne correspondant pas à l'histoire. En cela, l'option de faire un livre avec les meilleures photos disparates aurait permis de la mettre, mais le photographe n'aurait rien raconté. C'est un choix.

QUAND ON AIME, ON NE COMPTE PAS.

Pour "Au ROYAUME des TIGRES", je disposais de 100.000 photos dont environ 80.000 de tigres. J'en ai sélectionné 220..... 
Pour obtenir ces clichés, j'avais auparavant effectué 1.200 sorties dans la jungle. Enfin pour la totale réalisation de l'ouvrage, j'ai eu besoin de 10 mois de travail plein (hors prises de vues).

vendredi 10 novembre 2017

Banque de données des tigres

Suite à l'adoption de protocoles pour une surveillance annuelle des populations de tigres, l'Autorité nationale de conservation du tigre (NTCA) a établi une base de données nationale sur les tigres sauvages. Les sondages à l'aide d'une caméra à main effectués par de multiples institutions de recherche et gouvernementales sont de plus en plus fréquents dans tout le pays. L'objectif de ce projet est d'assigner des numéros d'identification unique du tigre (UTID) à un large échantillon de tigres. L'un des principaux objectifs du projet est d'éviter le comptage en double de tigres individuels dans plusieurs zones. Un autre objectif clé est de s'assurer que les protocoles rigoureux d'attribution des identifiants uniques sont suivis et que l'origine de chaque image de tigre prise par piège-photo est authentifiée par des responsables ou des scientifiques responsables. Ceci évite la "contamination" de la base de données par l'introduction délibérée ou accidentelle d'images de tigres parasites d'origine douteuse. Un troisième objectif est de s'assurer que les dates et lieux de la photocapture sont saisis avec précision, afin de faciliter des analyses rigoureuses des données en utilisant des modèles de capture spatialement explicites, comme requis par les nouveaux protocoles d'enquête et d'estimation déjà mandatés par NTCA.

Rajesh Gopal, directeur du projet Tiger, a pris l'initiative d'établir la base de données UTID en 2011 après une série de consultations avec des chercheurs tigres de premier plan en Inde, dont le Dr Ullas Karanth de la Wildlife Conservation Society (WCS) et le Dr Y.V. Jhala de l'Institut de la Faune de l'Inde (WII). Une série de protocoles concernant la collecte de données et les pièges photographiques, basés sur l'expérience des projets de surveillance à grande échelle pour les tigres en Inde par WCS et WII, ont été incorporés dans les processus nécessaires pour générer les données de terrain. 
Le logiciel de comparaison de motifs pour les identifications individuelles à partir des modèles de rayures sur les tigres développé par Lex Hiby de Conservation Research, Royaume-Uni, avec l'aide de scientifiques du WCS, fournira une plate-forme robuste et flexible. La base de données est officiellement intitulée National Repository of Camera Trap Photographs of Tigers (NRCTPT). Il est prévu que